Darkside
« Darkside est un disque à usage thérapeutique, pour panser les plaies et se tourner vers l’avenir. C’est aussi l’expression d’une époque parfois déréglée qui s’oppose frontalement à une génération qui porte un grand espoir en son destin. Finalement c’est aussi une quête personnelle pour continuer le travail entrepris depuis plusieurs années ».

Darkside est né de l’idée de créer, en superposant plusieurs couches de piano, des sonorités différentes et plus électroniques sans jamais trahir sa source acoustique. Ainsi l’auditeur voyage au gré des riches et éclectiques textures produites par le piano. Ainsi on entend parfois des cordes pincées imitant une basse ou une guitare, des accords traités avec différents effets produisant des sons symphoniques ou encore des sonorités rock et électronique grâce aux distorsion et « delay » utilisés pour mettre en valeur les mélodies.

Ces textures nourrissent et colorent l’univers musical proposé par Simon Denizart qui nous plonge dans ses nombreuses influences et témoignages. S’il nous transporte dans un univers de musique sérielle avec la pièce Oldfield, il nous fait partager sa passion pour les musiques latines et son influence des sonorités afro-cubaines avec Sunday’s Night. Alors qu’on peut saisir la mélancolie et la nostalgie de son compositeur dans Heart Break, Darkside et ses rythmes rock contraste en nous immergeant dans un univers plus mouvementé. Pour assurer la fluidité du spectacle, les transitions sont parfois instrumentales ou ponctuées d’anecdotes pour orienter l’auditeur. A l’image de son compositeur, le spectacle permet un voyage éclectique, rythmique et mélodique désireux de transmettre des émotions au public tout en lui laissant une part d’interprétation.

Pour recréer la superposition des couches durant le spectacle, Simon Denizart enregistre en direct des « loop » successives qui donnent à certains moments du spectacle un caractère orchestral à l’oeuvre. Ce procédé provoque de fait un perpétuel dynamisme qui maintient le spectateur en haleine. Afin de reproduire la densité sonore présente sur le disque, le pianiste originaire de Créteil (France) s’est entouré du percussionniste virtuose Elli Miller Maboungou et de l’ingénieur du son Bernard Slobodian. L’ajout des percussions (calebasse, congas, cymbales, pad) permettent aussi de conserver des aspects essentiels des musiques improvisées comme l’interaction entre les musiciens. En effet, les passages improvisés conservent toute leur spontanéité grâce à la complicité entre les deux musiciens et le perpétuel dialogue entre les instruments.

Le spectacle Darkside est finalement l’expression de la musique jazz en 2018. A l’image de ne notre société, il est un jazz métissé, ouvert sur le multi-culturalisme, connecté aux créations contemporaines et tourné vers les nouvelles technologies tout en conservant une source sonore acoustique.

Darkside

  • Simon Denizart 
  • Clientèle : Grand public 
  • Discipline : Musique 
  • Duree : 1 h 20 
  • Personnes sur scène : 2 
  • Groupe d'âge ciblé :  
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