So Long Seven
So Long Seven est un jardin audible vers lequel on ne réalise pas que l’on doit s’évader avant d’être entouré de la flore et la faune que sont Neil Hendry (guitare), William Lamoureux (violon), Ravi Naimpaly (tabla), et Tim Posgate (banjo).
So Long Seven crée un espace pour l’auto-réflection tout en animant et fortifiant son auditoire. Il défie les concepts conventionels de frontières et les paramètres imposés par les genres musicaux. Il est jazzy, funky et tire ses influences de plusieurs continents tout en n’étant pas mené par une saveur particulière. À cet effet, So Long Seven nous enseigne à créer des ponts interculturels sans s’approprier les cultures en question. Ce collectif musical nous apporte un répit profond parce que son jardin sonore communique une force vitale dont on a de plus en plus besoin.

L’humilité de Ravi Naimpaly émane clairement de la scène. Toutefois, étant un tablaïste de renommée mondiale (vous avez bien lu, mondiale), il demeure une force irréfutable dans le groupe. Tim Posgate est l’un des banjoïste les plus respectés à Toronto. Un pléonasme vous direz? Pas vraiment, car la versatilité de Tim permet à l’auditeur de reconnaitre sa propre appréciation profonde du banjo. Bien sûr, Tim peut se mesurer aux meilleurs, Trischka et Fleck par exemple. Mais il est très sournois dans la pratique de son art – soit l’art de fasciner l’auditeur. La rumeur veut que William Lamoureux soit l’arrière petit-fils de Stéphane Grappelli et si ce n’est pas le cas on serait tous choqué de l’entendre. Son jeu au violon est le travail d’un maître tisserand qui crée de magnifiques fils mélodiques. Neil Hendry ne mentionera jamais qu’il a été formé au Berklee College of Music, parce qu’il est simplement trop discret pour le faire. Toutefois, on ne peut le comparer aux autres guitaristes torontois parce qu’il est indubitablement un des meilleurs que la métropole ait produit, et ce, depuis 2007.

En juin 2017, So Long Seven entre au Grant Avenue studio à Hamilton, un établissement historique fondé par Daniel Lanois et fréquenté par des artistes renommés tels Gordon Lightfoot, Johnny Cash et U2, pour enregistrer son deuxième album. Le réalisateur Anthony Michelli a poussé le groupe à sa plus grande créativité, et le résultat est un album raffiné, nuancé, énergique et tout à fait rafraîchissant. Voici ce que Neil Hendry avait à dire de l’expérience de travailler avec Michelli: “Il avait une façon de nous convaincre d’essayer des choses auxquelles on ne s’attendait pas et qu’on aurait probablement évitées si laissés à nous même. Par exemple, je n’avais aucune idée que je jouerais de la guitare électrique sur cet album”. Quoique certaines des onze pièces ne présentent que le quatuor, la plupart présentent des séquences de percussion, de cordes, de guitares et quelques unes ont droit au son exquis de l’oud de Demetri Petsalakis ou du kora, talking drum et flute fula de Salif Sanou dit Lasso. Ce qui caractérise surtout Kala Kalo c’est que l’atmosphère de joie et de plaisir qui a enrobé ces sessions d’enregistrement ressort clairement lorsqu’on écoute l’album.

So Long Seven

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